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Nous ne nous posons pas toujours les bonnes questions

Parfois, nous sommes dérangés par des questions concernant le domaine de l'esprit. Toujours les mêmes questions qui reviennent dans certaines circonstances. Ces questions provoquent des effets indésirables. A commencer par des comportements inappropriés, pour finir par la prise d’alcool et de tabac pour essayer, sinon de résoudre les questions, du moins faire en sorte qu’elles ne nous fassent plus mal. Dans les cas extrêmes, certains choisissent le suicide en dernier recours face à leur douleur.


Comme tout le monde, je me suis posé ce genre de questions depuis des décennies et je pensais que je n'y trouverais jamais de solutions. (Au fait, ne vous inquiétez pas ! Je donnerai bientôt des exemples de telles questions) Et vous savez quoi ? Lorsque j'ai trouvé les réponses à l'une de ces questions, j'ai réalisé ce qui suit :

- La réponse n'était pas : A ou B comme je le pensais, mais A, et B aussi, ou parfois A et parfois B

- Parfois, la réponse n'était ni A, ni B mais plutôt C, ce qui signifiait que ma question elle-même n'était pas correcte, ou que la réponse est venue d’une direction à laquelle je n’avais même pas pensé.


- Les bonnes réponses à mes questions étaient très simples et relevaient du bon sens et je me demandais comment j'avais même pu lutter contre elles pendant des décennies.


Je vais donner deux exemples :


1) Pendant des années, je me suis demandé : Pourquoi ne suis-je pas comme tout le monde ? Ce qui m'a fait poser cette question, c'est que j'avais le sentiment, qui était parfois justifié et parfois non, que les gens me détestaient et se moquaient de moi.


A quels comportements inappropriés, j’ai été amené en me posant cette question ?

- Celui d’essayer d'imiter les autres pour être enfin "comme tout le monde". Ce faisant, étant un mauvais imitateur, je me rendais ridicule, les gens se moquaient encore plus de moi, ce qui constituait un cercle vicieux car cela renforçait en moi le sentiment que je n’étais vraiment pas comme tout le monde.

- En désespoir de cause, décider d'arrêter de parler aux autres, de devenir chroniquement timide, ce qui n'a pas résolu les problèmes, mais au contraire les a exacerbés.


Quelle bonne réponse ai-je trouvé (après de nombreuses années de recherche, et de tâtonnements) ?


L’idée même que je n’étais pas comme tout le monde était l'erreur :


A) D'un côté, je suis comme tout le monde. Je veux dire que je n'ai pas à chercher constamment toutes sortes de façons de me démarquer et d'être original. Cela ne me rendait pas plus admirable ni respectable par les autres, mais au contraire : m'avait collé l'étiquette d'un lunatique.


En ce qui me concerne, le sentiment que je n'étais pas tout le monde m'avait empêché de réaliser que j'étais un être humain à part entière, qui avait tous ses droits, et avant tout le droit d'être respecté.


B) D’un autre côté, je ne suis effectivement pas comme tout le monde : aucun de nous n'est comme tout le monde ! Et c'est ce qui fait notre charme, et le mien en particulier. Mon originalité dans le bon sens du terme, pas cette "originalité" que je pensais avoir quand j'essayais de me démarquer, mais celle qui me démarquait des autres justement quand je n'essayais pas de me démarquer, cette originalité-là était appréciée par la plupart des gens.


2) Je me sentais mal à l'aise quand j'entendais les autres raconter des histoires et rire.


A quels comportements inappropriés, j’ai été amené en me posant cette question ?

A) Par le sentiment que je devais absolument dire quelque chose, sinon je serais classé comme quelqu’un de timide, je parlais et je disais des choses hors-sujet. Les gens me critiquaient et je l'acceptais très mal.

B) Je concluais que parler devant les gens est une chose interdite pour moi et je me taisais dans les cas où j'avais vraiment quelque chose à dire.


Quelle bonne réponse ai-je trouvé (après de nombreuses années de recherche, et de tâtonnements) ?


J'ai remarqué que les gens que j'appréciais parce qu'ils parlaient bien et de façon neutre, ne parlaient pas toujours non plus !


La conclusion que j'en ai tirée était :

A) Si je n'ai rien à dire, personne ne me mangera si je me tais, au contraire ils peuvent même me respecter pour cette raison.

B) Si j'ai vraiment quelque chose à dire, je ne devais pas avoir honte de le dire.


Maintenant, quand une telle nouvelle question se pose, je me demande immédiatement si je me pose une question correcte, dont la réponse doit être A ou B.

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