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Etre toi-meme

A 16 ans, j'ai participé à un camp de vacances, organisé par Gesher (le pont), un mouvement créé pour rapprocher et organiser des rencontres entre religieux et laïcs. A chaque rencontre, on avait une sorte de rituel au cours duquel on répétait la phrase suivante. La phrase doit être dite le plus vite possible.


Si je suis moi parce que je suis moi et tu es toi parce que tu es toi, alors je suis moi et tu es toi.

(Pause d'une fraction de seconde)

Mais

Si je suis moi parce tu es toi et tu es toi parce que je suis moi

Alors je ne suis pas moi et tu n'es pas toi.


Nous disions donc que notre sujet était : Être soi-même. C'est quoi au juste ? Prenons un exemple : dans mon club, je me suis initié pour la première fois au karaoké. Jיai remarqué que par rapport aux autres, je chantais plutôt bien : pas comme un chanteur professionnel ni même amateur, mais au moins je ne chantais pas faux. Ma mère m'a dit: "Pourquoi ne t'inscrirais-tu pas à la chorale de l'institut français qui s'ouvre cette semaine?"


A l'institut, on m'a expliqué que la première leçon était un concours d'entrée. Ils ne peuvent pas admettre tout le monde, d'abord parce que le nombre de places est limité, mais surtout parce qu'ils préparent un spectacle pour la fin de l'année. Je me suis donc inscrit. J'étais sous tension pendant quelques jours, et puis la réponse est enfin arrivée: j'étais admis!!!


J'ai donc participé à la première rencontre et voilà ce que j'ai écrit dans mon journal (destinée à ma psychologue) : je suis allé à la chorale. Dur, dur ! Je n'ai pas tellement de problèmes pour chanter, mais c'est difficile de chanter avec les autres (je suis le seul homme parmi treize femmes), pour cela il faut de la concentration. La prof m'a dit que je devrais travailler beaucoup à la maison, sinon ça n'irait pas (vous m'avez compris).


Cette remarque du professeur (qu'elle n'avait faite à aucune des autres) m'a plongé un peu dans l'angoisse et dans la déprime. Je crains fort que si je me sens ainsi pendant mes révisions cette semaine, je sois encore pire la semaine prochaine, et je veux parler de ça avec vous la semaine prochaine.


D'un autre côté en suivant la bonne habitude que je me suis faite: réfléchir à ce que j'ai fait de bien aujourd'hui, j'ai noté encore une fois que je ne me comportais plus de façon lunatique en société (questions déplacées, volonté d'être original de force, blagues foireuses, etc.)

Je me suis dit d'autre part que la prof, qui est d'ailleurs très sympa ne pouvait pas se permettre qu'il y ait quelqu'un qui reste à la traîne d'autant plus qu'on devait préparer un spectacle pour la fin de l'année. Je me suis dit : j'ai fait de mon mieux, et j'étais déjà fier comme ça d'avoir été accepté. Elle n'a pas dit que je chantais faux, par exemple : seulement, que je ne chantais pas avec tout le groupe, et cela se corrige très bien avec le temps.


Je résume : par des pensées positives, j'ai réussi à surmonter ma crise de dépression, et croyez-moi, c'est beaucoup plus efficace que les médicaments.


J'ai raconté cela à mon cousin Gilbert et celui-ci m'a dit : tu n'as rien découvert de nouveau, cela s'appelle positiver. Oui, je connaissais cela et j'avais essayé plusieurs fois de le mettre en application, mais je trouvais cela, et c'est vraiment le cas si l'on essaye comme un singe et un perroquet d'essayer d'imiter les autres : faux, naïf et pas efficace du tout. La différence dans ce cas est que cette fois, j'ai découvert par moi-même ce que voulait et ne voulait pas dire : positiver. En un mot j'ai intégré la pensée de quelqu'un d'autre.


On ne doit pas être fermé à la pensée d'autrui et rester avec nos opinions. (En comportement social, dans la mode en politique, en religion et quoi encore?) Il faut en effet écouter les autres, mais pas gober tous les bobards qu'on nous raconte.


Encore un exemple : après avoir suivi le cours Carnegie, durant lequel on m'avait expliqué que pour être accepté par la société et se faire plein d'amis, il fallait faire tout le temps des compliments. J'ai essayé d'adopter cette attitude dans la société dans laquelle je travaillais et je me suis rendu ridicule, au point qu'ils ont été jusqu'à me mettre à la porte!


Dale Carnegie avait certainement de bonnes intentions en donnant ce conseil, mais comme on sait, l'enfer est pavé de bonnes intentions. Il y a en effet des gens qui font tout le temps des compliments et ça passe très bien, par exemple mon cousin Hubert était dans ce cas là, mais c'est parce que c'était dans sa nature d'agir ainsi.


Pour l'amour du ciel ! Sois toi-même tout en écoutant les autres.


Comme je disais :


Si je suis moi parce que je suis moi et tu es toi parce que tu es toi, alors je suis moi et tu es toi.

(Pause d'une fraction de seconde)

Mais

Si je suis moi parce tu es toi et tu es toi parce que je suis moi

Alors je ne suis pas moi et tu n'es pas toi.


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