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Chacun de nous vit avec sa différence et celle des autres

Dans ce billet, je veux aborder la question de la différence. Dans la première partie, je définirai ce que j'entends par "la différence". Dans la deuxième partie, j'entre dans le vif du sujet: comment une personne, à mon avis, doit-elle vivre sa différence, de sorte qu'elle ne souffre pas d'elle, et pourquoi est-il souhaitable qu'elle accepte avec tolérance la différence des autres. Je parlerai de ma propre différence, en particulier celle de souffrir d'une maladie mentale: comment est-ce que je la vis?


Qu'est-ce que j'entends par "la différence"?


La différence est l'ensemble des caractéristiques d'un individu.


Dans le livre: "La psychologie du bonheur" du Dr Uri Neuwirth, l'auteur présente les résultats d'une étude sur ce qui affecte le bonheur?" Et la réponse est pour 50%: la génétique et le profil émotionnel, pour 40%: la façon de penser et le comportement, et pour 10%: les circonstances de vie. Ce qui me fait tiquer, ce sont les pourcentages, et ce pour deux raisons:


1) Les pourcentages sont des moyennes sur l'ensemble de la population et expriment ce que signifient les moyennes: c'est à dire pas grand-chose: certains naissent avec de tels gènes qu'ils affecteront leur personnalité pour bien plus de 10%. Il y a des gens dont la façon de penser et de se comporter les a aidés à surmonter les obstacles qui venaient des deux autres groupes pour bien plus (ou moins) que 40%. Et il y a ceux pour qui les circonstances de la vie ont été le facteur décisif.


2) Il est en notre pouvoir d'améliorer ou de gâcher notre façon de penser et de nous comporter, par la volonté et le travail personnel. Nous pouvons également changer les circonstances de notre vie en la menant, au lieu de nous laisser mener par elle. Et qu'en est-il des 50% de génétique et de profil émotionnel? Là aussi, il y a de l'espoir! La science travaille maintenant également sur les modifications de ces facteurs.


Mais, si nous ignorons les chiffres, nous conviendrons que ce sont bien ces trois facteurs déterminants notre personnalité, qui affectent notre bonheur.


Il y a ceux (LGBT, malades mentaux, etc.) qui parlent de leur différence, comme si elle déterminait leur personnalité entière. En ce qui me concerne, je suis peut-être être malade mental, mais je suis aussi Yossi avec mille autres caractéristiques.


Il y a les gros et les maigres, les religieux et les laïcs, les gays et les hétéros , les Ashkénazes et les membres de la communauté orientale, les intellectuels et les gens simples, les amoureux de la vie et les déprimés, les gauchistes et les droitistes, les gloutons et les anorexiques, etc. Et dans chacun de ces secteurs il y a des modérés et il y a des extrémistes.


Comment vivre avec ma différence et comment accepter celle des autres?


J'ai, comme tout le monde, des caractéristiques dont certaines sont congénitales, et d'autres, qui la vie a faites: 90 kg, 1,78 m, ingénieur logiciel ... Je vis assez bien avec certaines de ces caractéristiques. Et avec certaines d'entre elles, comme la maladie mentale, je dois faire face. Par exemple, je suis indifférent à la lutte entre les ashkénazes et les membres de la communauté orientale pour la bonne raison, que je suis né d'un père ashkénaze et d'une mère séfarade (disons moitié couscous, moitié wus-wus!). Quant au fait d'être juif, je n'en ai jamais vraiment souffert.


Mais moi, qui riais de mon défunt grand-père quand il se mettait au garde à vous quand il entendait la Marseillaise, l'hymne de la France - j'ai dû immigrer en Israël pour qu'on me colle une étiquette supplémentaire: celle de "Français". J'étais vexé quand on me traitait de Français, et parfois même de sale Français. Je me consolais en me disant que j'avais affaire à des imbéciles: si je parle avec un accent français, c'est parce que je suis né en France, tout comme j'aurais eu un accent vietnamien si j'étais né au Vietnam. Il est vrai qu'il y a bien quelque chose dans ce qu'on appelle un caractère français (ou israélien, ou italien ... .), mais s'il y a des Français qui ont un caractère "bien français", d'autres ont plutôt un caractère "Sabra" (Israélien né en Israël), etc.


Je n'aime pas tellement les groupes qui brandissent le drapeau de leur unicité. Par exemple, je n'aime pas que les juifs mentionnent à tout va l'Holocauste: à mon avis, cela renforce le potentiel antisémitisme du goï moyen, plus qu'il sert à honorer le souvenir des victimes. Quant aux manifestations féministes et aux LGBT, elles sont peut-être nécessaires pour leur faire valoir leurs droits, mais je ne me sens pas à l'aise avec elles. Eh bien que ce que j'ai dit à propos des Juifs et de l'Holocauste, il est dans leur intérêt, dans la lutte contre les homophobes, de ne pas en faire tout un plat. Soit dit en passant, j'ai remarqué que les personnes qui affichent haut et fort leur identité sont les plus intolérantes à l'égard de la différence des autres.


Quant à mes relations avec les autres, j'accepte les autres quand ils me ressemblent, et quand ils sont différents de moi, j'essaye de les comprendre; je veux dire: je m'efforce d'imaginer ce que je penserais si j'étais à leur place. Cela ne signifie pas du tout être naïf et accepter n'importe quoi même s'il s'agit de quelque chose d'extrême. Cela signifie: être empathique. De la sorte, j'obtiens la sympathie de celui qui est différent de moi, dans le meilleur des cas, et dans le pire, je le comprends mieux, et de la sorte, je suis mieux armé pour lutter contre lui.


Enfin, concernant la santé mentale:


Je n'agite pas le drapeau de ma différence. Je l'accepte quand je suis bien avec elle et qu'elle semble faire partie de moi-même. Et je lutte quand j'ai un problème avec elle. Je ne répéterai pas des choses que j'ai déjà dites par exemple dans les billets: "Moi et ma place dans le monde" et "Qu'est-ce qui m'a fait arrêter de me comporter bizarrement en société?".


La leçon que j'ai tirée, et qui est valable pour toutes les différences est la suivante:


On dit que l'éducation, c'est ce qu'il vous reste après avoir tout oublié. Eh bien, votre différence est valorisée par les autres, quand c'est ce 'il vous reste après avoir tout fait pour ne pas la mettre en avant.


J'aimerais lire vos commentaires:


- Quelles sont vos différences?

- Lesquelles vous sont-ils faciles ou difficiles de gérer?

- Comment les gérez-vous?


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