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Comment vivre les changements dans nos habitudes qui nous sont imposés?

Il n'y a rien de définitif dans notre vie. Nous devons toujours avoir à l'esprit l'idée que ce que nous aimons peut disparaître un jour de notre vie. Et ce à partir des choses les plus simples et insignifiantes. Par exemple, nous étions habitués à donner notre linge à une certaine lingerie, et celle-ci a été fermée. En passant par des soucis réels comme un licenciement professionnel, et jusqu'à des catastrophes comme accepter une invalidité qui nous est tombée dessus, un divorce ou bien la perte d'un être cher.


La question qui se pose est comment faire face aux aspects les plus néfastes de notre perte, et dans certains cas réaliser qu'un changement qui nous avait été imposé, s'est avéré bénéfique en définitive.


Dans ce billet, je donnerai quelques exemples :


- Des exemples personnels : Comment après 20 ans durant lesquels je passais tous mes week-ends rendre visite à ma mère dans sa maison de retraite, ai-je été contraint de changer cette habitude.

- Des exemples où des groupes entiers et même des peuples entiers ont dû faire face à une perte. Les exemples seront pris dans le domaine de l'économie.


Exemple personnel :

Comment après 20 ans durant lesquels je passais tous mes week-ends rendre visite à ma mère dans sa maison de retraite, ai-je été contraint de changer cette habitude.

Jusqu'à présent, je rendais visite à ma mère tous les week-ends. Mais des problèmes sont survenus : d'abord, je m'entraîne pour la chorale et je ne veux pas la déranger quand je chante. Ensuite, je travaille à mon blog et je dois tout le temps transférer des fichiers de mon ordinateur au sien. Mais le problème le plus grave est sa nouvelle assistante de vie : (A 89 ans, ma mère a besoin maintenant d'une assistance 24h/24 7jours/7 : elle ne veut pas que je reste dans la pièce principale, quand elle se repose, car ça la gêne que je la voie en pyjama. Pour ma part, je refusais de renoncer à voir ma mère le week-end, comme je le faisais depuis 20 ans. De plus, c'est ma mère, qui me préparait à dîner le week-end (je ne sais pas cuisiner et je mange toujours au restaurant.) Or, le samedi, il n'y a ni restaurants à proximité de chez moi, ni autobus, la seule option restante était de commander des repas par téléphone, ce qui entre autres inconvénients est très cher. J'ai pensé à un moment me contenter de passer chez ma mère pour lui dire bonjour, mais je n'aurais alors plus profité de la visite pour rencontrer les autres membres de ma famille, qui venaient lui rendre visite ces jours-là. Après en avoir discuté avec ma famille, il m'a été proposé de venir le vendredi de 16 :00 à 18 :00. J'ai accepté cette proposition comme un compromis. Certes, je serai seul les week-ends et j'aurai à trouver une solution pour me restaurer, mais je pourrai continuer à voir ma famille une fois par semaine.

Depuis, la crise du Coronavirus nous est tombée dessus, et j'ai dû cesser totalement de voir ma mère.


Un changement d'habitude peut nous amener à des choses meilleures qu'elles étaient. (Pas toujours, mais ça arrive). Après une discussion que j'ai eue avec la directrice de mon ancien club, j'ai dû changer de club, et j'ai pris cela au début comme une mauvaise nouvelle. Il s'est cependant avéré que le changement m'avait été favorable : je me suis fait de nouveaux amis, les activités qui me sont proposées sont plus intéressantes et animées plus professionnellement que dans mon ancien club, par exemple le psychodrame, l'atelier d'écriture créative, et bien entendu le karaoké, qui m'a donné l'idée de m'inscrire à une chorale.


Le fait qu'un changement, qui nous a été imposé, peut s'avérer bénéfique n'est pas vrai uniquement en ce qui concerne les individus. Il peut être vrai pour tout un groupe ou même tout un peuple.


Exemples en économie :


Je donnerai des exemples dans un domaine où je n'y connais pas grand-chose : l'économie. (J'ai terminé le cours d'économie avec une note de 55, ma pire note au cours de mes études). Cependant, il arrive que l'opinion d'un profane, considérée comme naïve par les experts, puisse se révéler être la bonne, car elle découle du bon sens. J'aimerais toutefois avoir votre avis.


Je donnerai d'abord un exemple négatif : comment le peuple français a-t-il été piégé par une mauvaise habitude, puis un exemple positif : comment le peuple israélien est-il sorti gagnant après qu'il s'est affranchi d'une mauvaise habitude.


L'exemple négatif concerne le chômage. En France, on a expliqué, et on continue d'expliquer aux gens qu'on ne pouvait rien faire face au chômage et qu'on avait tout essayé, car le chômage était une fatalité tant qu'il n'y avait pas de croissance.

Le bon sens, le mien en tout cas dit que s'il y a bien une relation entre la croissance et le chômage, mais que celle-ci est exactement inverse. Non pas qu'il y a du chômage parce qu'il n'y a pas de croissance, mais il n'y a pas de croissance parce qu'il y a du chômage! Mais les gens préfèrent que la responsabilité soit assumée par un facteur abstrait, tel que la croissance, plutôt qu'on leur dise : il y a un problème parce que vous ne travaillez pas!

C'est ainsi que toute une série de lois absurdes a été votée par exemple, celle selon laquelle on ne peut pas licencier un employé, sauf pour une cause réelle et sérieuse. Cette loi partait certes d'une bonne intention : défendre les travailleurs, mais comme chacun sait l'enfer est pavé de bonnes intentions. Le résultat est que les employeurs hésitent à employer du personnel de ne pas pouvoir les licencier plus tard. En Israël par exemple, cette loi n'existe pas, on peut licencier un employé sans aucune justification. Et miracle : il n'y a presque pas de chômage ! (Note : ceci avait été écrit avant la crise du Corona).


L'exemple positif : l'inflation galopante en Israël, qui était arrivée à 400% à son apogée. En Israël aussi _ et toujours dans le but de défendre les gens _ on s'était habitué à indexer presque tout sur l'indice du coût de la vie. Aucun parti n'osait proposer la suppression de l'indexation, de peur de ne pas être réélu. Jusqu’à ce que la chance d'Israël a fait, qu'une situation de totale égalité entre la gauche et la droite (un peu comme aujourd'hui) a permis à un gouvernement commun de la gauche et la droite de prendre des mesures impopulaires. On a supprimé l'indexation et hop! L'inflation a disparu. A mon avis, Israël continue à défendre avec acharnement des idées obsolètes dans d'autres domaines. C'est pour cela que par exemple la paix tarde à venir.


Voici, pour conclure, quelques points à garder à l'esprit à propos des changements :

- Nous devons vivre avec l'idée que dans notre monde, il n'y a rien d'éternel, à partir des choses les plus banales, jusqu'à celles qui nous tiennent le plus au cœur.

- Nous devons avoir à l'esprit qu'une ou bien toutes les choses, auxquelles nous avons été habitués sont susceptibles de changer. (Et j'écris cela pendant la crise du Coronavirus, qui fourmille d'exemples de ce type). Cela ne veut pas dire naturellement que nous ne devons pas nous créer des habitudes (à des choses ou bien à des gens). Mais cela veut dire que notre avenir sera forcément différent peu ou prou de ce que nous avions imaginé, et que nous devrons adopter des types de comportements et d'habitudes différentes.


Lorsque la situation change, et que nous ne pouvons pas nous adapter à la nouvelle situation avec nos anciennes habitudes, nous devons les changer. Il est normal qu'il y ait une période d'adaptation, qui peut être une période de deuil dans le cas de changements dramatiques, dans le passage des anciennes habitudes aux nouvelles. Mais cette période doit être limitée dans le temps.


Parfois, il faut avaler sa salive et reconnaître, non pas que nous nous étions trompés, mais que les circonstances ont changé, plutôt que continuer à défendre des habitudes et des comportements obsolètes. (Voir le billet : Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis)


Selon la pensée positive, nous devons faire tout pour que le changement se révèle bénéfique.

J'aime les exemples, comme vous avez pu le constater, et c'est pour cela que je vous demande pardon sur le ton un peu "philosophique" de cette conclusion. Alors, je terminerai par un exemple :


Je rappelle que j'écris ce billet pendant la crise du Coronavirus. Eh bien, j'ai entendu un professeur d'économie dire que quand cette crise sera terminée, nous garderons de bonnes habitudes, que nous avions contractées à cause de la crise, comme le travail à distance, quand c'est possible. C'est une chose que l'on aurait dû faire depuis longtemps. Nous nous sommes habitués par exemple à nous lever, faire face aux embouteillages de la matinée, aller à un lieu de travail, dont l'existence physique était superflue, travailler sous le regard du patron, sans pouvoir nous occuper de nos enfants, et enfin revenir fatigués après les embouteillages de la soirée. Aujourd'hui, le téléphone, Internet, les vidéoconférences ont rendu tout cela inutile, mais il était difficile aux gens de changer des habitudes millénaires. Je dirai ici merci au Coronavirus !


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