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Quelle est ma vision de la mort?

Dans ce billet, je voudrais parler de la mort, et en particulier de la mort des êtres humains. Minute ! A ceux qui diront : "Quel sujet macabre ! Je ne veux pas en entendre parler ! Elle sera assez pénible comme ça quand elle arrivera !", je répondrai : Parler et comprendre la mort ; c'est parler de la vie ! Et comme vous le constaterez, si nous parlons une bonne fois pour toutes de la mort ; nous n'en aurons plus peur.

Mon opinion est celle de quelqu'un qui se définit comme athée et cartésien. Mais, comme finalement nous considérons tous la même réalité, vous vous apercevrez que les conclusions auxquelles je suis parvenu ne sont pas tellement différentes de celles auxquelles parviennent ceux qui considèrent la mort d'un autre point de vue. Par exemple, bien que je ne croie pas à la réincarnation, au paradis, à l'enfer, etc., vous constaterez que l'âme, telle que je la décris est éternelle, et qu'il y a bien en quelque sorte, une vie après la mort.

Comment je définis l'âme ?

L'âme, d'après le dictionnaire est la partie spirituelle de l'homme, qui comprend les sentiments, les pensées, etc., c'est-à-dire notre conscient et notre subconscient.

En tant qu'informaticien, j'ai tendance à la considérer comme le logiciel qui active le corps. Le logiciel n'a pas de vie propre. Il n'existe que quand il est implanté dans un ordinateur (le matériel). Le même logiciel peut fonctionner sur des ordinateurs différents. Notre corps est composé de cellules, parmi lesquelles les cellules nerveuses (les neurones). Tant que l'organisme est vivant, il y a des cellules qui meurent et d'autres qui naissent. Chaque neurone peut être connecté à un ou plusieurs autres neurones par une synapse. En intelligence artificielle, on essaye d'imiter ce modèle avec ce que l'on appelle des réseaux neuronaux.


Tout au long de notre vie, notre logiciel fonctionne. Nous pensons et éprouvons des émotions, et en fonction de celles-ci nous agissons. Il y a une interaction entre ces logiciels : par exemple lorsqu'une maman dit à son enfant : "Fais ceci !", ou qu'elle lui raconte une histoire, ou bien qu'elle lui fait partager ses émotions. Le logiciel d d'un homme mort peut aussi influencer celui d'un homme vivant : par exemple lorsque nous apprenons en histoire la vie et les actions d'un homme et continuons d'agir comme lui ou bien lorsque nous continuons à nous comporter selon l'exemple d'une personne disparue.

Le logiciel d'un homme se modifie en permanence au cours de sa vie.

Qu'est-ce qu'est selon moi la mort et dans quel sens y a-t-il tout de même une vie après la mort ?

La mort survient lorsqu'en même temps, toutes les cellules du corps cessent de fonctionner, et bien entendu le logiciel qui fonctionnait sur elles. La mort est, par définition, quelque chose de définitif. Mais la mort du corps n'empêche pas le logiciel qui fonctionnait sur celui-ci au départ de continuer de vivre dans d'autres corps. Par exemple quand je continue à me conduire suivant l'exemple de mon père. Ce logiciel peut même évoluer, par exemple lorsque je dis que ma grand-mère aurait changé de point de vue si elle avait connu la situation actuelle. Dans ce sens, il y a bien une vie (logiciel) après la mort du corps (matériel). Comme je le disais au début, mon point de vue n'est pas tellement différent de celui de ceux qui croient à la vie après la mort. Aussi bien eux que moi continuent à sentir la présence des défunts. (Pensez à ceux qui organisent des séances de spiritisme), seulement eux expliquent cela d'une façon qui n'est pas rationnelle.

Comment peut-on accepter avec sérénité l'idée de la mort, et en même temps être saisis d'angoisse lorsque notre vie est en danger ?

En tant que personne vivante, j'ai des moments de bonheur (on dit qu'il n'y a pas de bonheur, il n'y a que des moments de bonheur), et des moments de détresse et de désespoir : je fais face à des difficultés et je suis heureux lorsque je parviens à les surmonter, j'aime certaines personnes et il y a des personnes qui m'aiment. Tout ceci cessera lorsque ces personnes ou moi aurons cessé de vivre, d'autant plus que la mort implique parfois des douleurs insoutenables. Tout cela fait qu'il est naturel que j'aie peur de la mort (à moins d'être quelqu'un de suicidaire, je parlerai plus loin du suicide), car je sais que lorsque je serai mort, je n’éprouverai plus ni joie, ni bonheur, ni douleur, ni tristesse, ni déprime, etc. Ce ne sera même pas un sommeil sans rêves, ce sera le néant. Mais malgré cela, j'accepte avec sérénité l'idée de la mort, car je sais que lorsque je serai mort, je n’éprouverai plus aucune douleur, plus de tristesse, de déprime, etc. Pourquoi suis-je très sceptique (et en fait je ne crois pas) à l'âme, telle que la conçoivent ceux qui croient à la réincarnation, à l'enfer et au paradis. Et d'abord, pourquoi y croirais-je ? Je sais bien qu'il y a des "témoignages", comme celui de Yossi Sarid de personnes qui ont vécu l'expérience d'être à proximité de la mort. Il raconte comment il a senti son âme se retirer de son corps. Mais je dirai ceci : être à proximité de la mort ne signifie pas être mort. La mort est par définition un état dont on ne revient pas. S'il y a une similitude entre ce que racontent les personnes qui sont passées à côté de la mort, cela signifie tout au plus qu'il y a quelque chose de commun entre les rêves de ceux qui ont connu cet état, et ce n'est guère surprenant lorsqu'on sait que les rêves sont le reflet de notre inconscient, et notre inconscient collectif dit (et ça ne veut pas dire qu'il a raison) qu'il y a bien une âme séparée de notre corps. De même, je ne crois pas à l'enfer et au paradis. (Personne n'est revenu de ces endroits pour en parler). Ceci me conduit à la question intéressante suivante : Pourquoi tant de gens croient à l'existence d'une telle âme, à l'enfer et au paradis : à mon avis parce qu'ils refusent d'admettre une vérité toute simple, à savoir l'absurdité de la vie ! Eh bien, notre logiciel refuse d'admettre que tout notre labeur, toutes nos bonnes actions auront été vains, si la fin était connue d'avance. Mais que faire ? Il y a un absurde dans la vie ! La majorité des gens s'accordent sur certaines valeurs comme celle de l'amour du prochain, et cela n'est pas étonnant (car nous avons tous été moulus dans la même argile). Ce n'est pas étonnant si l'on sait que toutes les religions et tous les athées, quel que soit leur principe premier (Dieu, Allah, Bouddha, ou bien pas de Dieu du tout), tous les commandements et toutes les lois nous commandent de respecter ces valeurs. Cela étant donné, comment les prêtres de ces religions ou de cet athéisme peuvent-ils expliquer à leurs fidèles, qu'il n'y a pas de justice dans le monde ? La réponse est, encore une fois, qu'il y a une absurdité dans la vie ! Pourquoi le juste souffre-t-il (Bible, livre de Job). Nous ne valons pas plus après notre mort, que la fourmi que nous venons tout juste d'écraser ! Comme nous ne pouvons pas accepter cette absurdité, les différents prophètes ont "inventé" le paradis, ou le juste sera récompensé d'un bonheur éternel, et l'enfer ou le méchant sera puni d'un malheur éternel. Je vous demande un peu : quelle sorte de vie est-ce là où il y n'y a que du bonheur (paradis) ou que du malheur (enfer) ? D'ailleurs, dites-moi si je me trompe, le paradis et l'enfer ne sont pas du tout mentionnés dans la Bible. Quelques réflexions sur le suicide : Je prendrai pour exemple Florence, ma cousine bien-aimée qui s'est suicidée à l'âge de 25 ans. Elle pensait qu'elle souffrait beaucoup dans sa vie, et ne voyait plus aucune raison de continuer cette vie qui n'était que souffrance. A la fin, elle passait tout le temps dans son lit. Jusqu'au moment où il lui est venu l'idée du sommeil éternel, que constitue la mort. Elle pensait probablement que le néant, cette non-souffrance était préférable à sa vie. Quand je réfléchis à ma mort, et je ne sais pas si elle aura lieu aujourd'hui dans 20 ou 30 ans, je sais que lorsqu' elle arrivera, je ne souffrirai plus jamais. Je ne ferai pas comme ma cousine Florence car je sais que toute la beauté de la vie c'est de chercher des moments de plaisir, et de surmonter les problèmes quand ceux-ci se présentent. Je souhaite seulement que lorsque le moment arrivera, ma mort se fasse sans souffrance. Je me console de l'absurdité de la vie par la pensée que mon âme continuera d'exister, comme je l'expliquais. Finalement, je vous souhaite à tous une vie longue et heureuse !

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